30/01/2016

Le "Gibloux" à Waterloo.

 

ci-dessous le  Bon Dieu de Gibloux et son arbre à clous,  lieu de pèlerinage pour les maladies de la peaux. Il se  trouve rue du Cuisinier  à Braine l'Alleud lieu dit "Tout lui faut" du nom de la ferme proche. Ancienne exploitation domaniale du prieuré de Sept Fontaines créée à l'extrême fin du XIVème siècle. Elle a connu plusieurs incendies et pillages. Les bâtiments actuels datent de la seconde moitié du XVIIIème siècle et du XIXème siècle (corps de logis) et s'ordonnent autour d'une cour intérieure, au milieu de laquelle s'observe un haut puits en plan carré coiffé d'un petit toit en "ardoises d'éternit". La ferme a été classée en 1984.

En revenant le long de la charmille entourant la ferme, rejoignez la rue du Cuisinier.  La Promenade de l'Ermite >>ICI
Bon Dieu de Gibloux.jpg

Le "Gibloux" est aussi  un lieu-dit situé au nord de la commune de Waterloo ainsi que l'appellation du Centre du 3e âge de Waterloo et qui marque en fait la limite d'un des essarts (déboisements) du XIIe siècle qui sont à l'origine du peuplement de Waterloo.

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Vers 1630, cette bande de terre répond à l'appellation «May de Thy» (domaine agricole d'une dame de Thy). Etroite et longue, elle s'étend du Fond Vandenbosch jusqu'à Mont-Saint-Pont.

C'est aussi l'actuelle dénomination du chemin des Noces à Waterloo, un chemin très ancien.

Il faut savoir que la dénomination populaire acquise par le sentier vers la fin du XVII e siècle rappelle l'existence en ce lieu d'une chapelle rustique. Elle évoque aussi un pèlerinage.

Le nom de Bon Dieu de Gibloux  vient de Gembloux et des miracles attribués à la statue d'un Christ de pitié.

Au milieu du XVIIe siècle, la dévotion à cette statue s'est, miracles aidant, étendue rapidement.

Dès lors se multiplient chez nous les chapelles rustiques et potales dédiées au «Bon Dieu de Gembloux».

Parmi celles-ci, figurent par exemple, la chapelle du Bon Dieu de Gibloux de l'Ermite (Braine-l'Alleud), encore existante mais dont la statue originale a été volée; ainsi qu'une autre, au hameau d'Andrimont à Ohain.

C'est une telle chapelle ou potale qui devait se trouver au croisement du chemin des Noces et de l'ancien sentier, aujourd'hui dénommé du «Bon Dieu de Gibloux» en rappel de l'oratoire qui a depuis longtemps disparu.

Il est possible que ces trois oratoires, ainsi que d'autres, aient été les stations d'un itinéraire de pèlerinage vers Gembloux.

Telle serait aussi  l'origine du chemin du Bon Dieu de Gibloux à Waterloo. 

 

Sources: Lucien Gerke, «La Gazette des résidents du Gibloux». Waterloo, septembre-octobre 1996.

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