05/11/2012

Waterloo 1815

Revisiter "Parcours 1815" en cliquant >>>  ICI

ci-dessous "Ferme de la Papelotte"

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26/10/2012

Waterloo>Les Misérables

 

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Relire "Les Misérables" de Victor Hugo. Les chapitres consacrés à la Bataille de Waterloo  c'est >>>  ICI

Deuxième partie - Cosette  > Livre 1e - >Chapitres I - II - III - IV - V - VI - VII - VIII - IX - X - XI - XII - XIII - XIV - XV - XVI - XVII - XVIII - XIX
 
Chapitre I  : Ce qu'on rencontre en venant de Nivelles
 
Chapitre II  : Hougomont
 
Chapitre III et suivant : le 18 juin 1815

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14/05/2012

Triste Butte du Lion de Waterloo

Vue du Lion de Waterloo, prise du Verger de la Haye Sainte : [estampe]

Alors que 40 millions d'euros sont engagés pour construire un Mémorial de Waterloo au pied de la Butte du Lion certains pourront avoir la nostalgie du passé. Le gardien en uniforme au pied de l'escalier qui distribue ses billets, les visiteurs impatients qui attendent de pouvoir gravir les marches après que d'autres descendent. Simplement le souvenir de la tragique Bataille. Et l'émotion du lieu. Que fallait-il de plus pour ce retour vers la mémoire ?

 

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10/03/2012

Le tombeau du Major Ed. Stables à Waterloo

 Daniel Dumoulin raconte l'histoire du monument érigé à la mémoire du Major Ed. Stables quelques mois après la bataille, dans le jardin d’une fermette, datant du début du XVIIIème siécle qui se trouve chaussée de Bruxelles à Joli-Bois. Waterloo (Belgique)

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Le tombeau du Major Ed. Stables.

C’est une curieuse et rare carte postale qui  me fit découvrir le nom de cet officier anglais, mortellement blessé le 18 juin 1815.  Nous devons cette vue au talent  photographique d'un Brainois, René Berger, éditeur, au début des années 1900, d'un journal local  qui se nommait "Le lion" , et auquel nous sommes également redevables d'un certain nombre de vues du champ de bataille de  Waterloo et de ses environs prises à la fin du XIXème siècle. Cette carte fut expédiée vers la France le  27 septembre 1903.

Le monument à la mémoire du  Major Ed. Stables fut élevé par la famille de ce dernier, quelques mois après la bataille, dans le jardin d’une fermette, datant du début du XVIIIème siécle  qui se trouve chaussée de Bruxelles à Joli-Bois,  qui n'était à l'époque qu'un simple hameau situé  à l’extrémité sud de Waterloo.

Tout d'abord, une petite explication s'impose au sujet du grade que portait cet officier car il peut naître une certaine confusion dans les grades en usage  à l’époque au sein de l’armée britannique. Parfois, le nom  d'Edward Stables est cité dans les documents comme Major, d’autre fois, on lui donne le grade de Lieutenant-colonel.        En fait, chaque régiment  de la garde à pied de l'armée anglaise était commandé par un Colonel,  un Major commandait chacun des bataillons et les compagnies  étaient placées sous les ordres d’un capitaine. Ce dernier portait le grade de Capitaine & lieutenant colonel.  Attention ce grade, utilisé uniquement dans la Garde,  est à ne pas confondre avec celui de Lieutenant-Colonel en usage dans la ligne).  Pour ne pas augmenter la confusion et sans vouloir trop entrer dans le détail, retenons que les officiers servant dans la garde portaient les insignes du grade qu’ils avaient dans la ligne  tout en occupant le rang supérieur.

Le soir du 17 juin, le Capitaine & lieutenant-colonel Edward Stables, âgé de trente-trois ans était venu installer ses quartiers dans cette maison, de la chaussée de Bruxelles. Il était officier au 3ème bataillon du 1st régiment des Foot Guards, qu’il commanda à Waterloo, son titulaire le  Major Steward ayant été blessé la veille lors de la bataille des Quatre Bras. 

On sait de lui qu’il était né en 1782. Il dut être incorporé très jeune car il fut nommé enseigne en 1798. Il combattit ensuite dans la Péninsule Ibérique entre octobre 1808 et janvier 1809  dans les rangs du premier bataillon du premier régiment de la garde à pied.  En 1811, il obtint le grade de Major, en usage dans la ligne, et fut ensuite  nommé Capitaine & lieutenant-colonel, dans la garde, le 4  juin 1812. Il retourna  alors dans la péninsule jusqu’en décembre 1813.   Ce que nous confirme sa pierre tombale  sur laquelle on peut lire qu’il servit sous le général Moore et le duc de Wellington en Espagne. 

A Waterloo, le troisième bataillon, qui comptait 847 hommes de troupe sous les ordres de Ed. Stables, remplaçant le Major Steward,  formait, avec le second bataillon du même régiment, la première brigade (Général major Maitland) de la première division britannique commandée par Sir Georges Cooke. La brigade Maitland fut durement éprouvée au cours de la bataille de Waterloo où elle perdit 15 officiers et 472 hommes, tués ou blessés, sur un total de  1.625, soit 30% de son effectif global.

Située sur la droite de la ligne de bataille alliée, le long de la crête que forme le chemin des vertes bornes, la brigade Maitland, formée en carrés, fit face aux charges furieuses de la cavalerie française et après avoir courageusement résisté  à ce  déferlement, elle eut encore à subir le dernier assaut de la garde impériale. Vers 19h30, les survivants de la brigade Maitland couchés dans les blés attendent les 1er et 2ème bataillons du 3ème Chasseurs de la garde qui montent vers eux. Tout d’un coup, sur un ordre de Maitland, tous se relèvent et fusillent les français qui se trouvent à quelques mètres. Puis, leurs armes vides, ils chargent à la baïonnette.  C’est au cours de cette contre-attaque que le major Stable semble avoir été mortellement blessé. Ceci semble être confirmé par l’inscription sur sa pierre tombale qui dit : «was killed in the 18th of june, whilst commanding a battailion of grenadier guards in the battle of Waterloo, at the close of that memorable day » Une autre hypothèse avance qu’il fut mortellement blessé, plus tôt dans l’après-midi,  au cours des charges de la cavalerie française.      

Il fut amené dans cette maison de la chaussée de Waterloo où il s’était installé et rendit l’âme le lendemain matin. Son corps  fut enterré, dans le jardin, à proximité de l’écurie. Par la suite sa famille fit construire à cet endroit un caveau en pierre bleue entouré d’une grille. De part et d ‘autre de ce caveau deux plaques de marbre furent apposées où sa mémoire fut honorée au travers d’une inscription, d’un côté en anglais de l’autre en latin.  On retrouve cette inscription (sensiblement identique) sur une stèle qui fut également posée par sa famille en l’église de Saint-Nicolas de Great Hormead dans le comté de Herst en Grande Bretagne, contrée d'où Stables était originaire .

 

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(Collection Daniel Dumoulin)

Le tombeau du Major Ed. Stables à l'arrière de la maison située Chaussée de Waterloo à Joli bois, d'après une gravure  éditée en 1842.

 

« Beneath this stone lies de body of lieutenant-colonel Edward Stables, of great hormeas Bury in the country of Herts. He served in the continental wars, under sir John Moore and the Duke of Wellington, and was killed in the 18th of june, whilst commanding a battailion of grenadier guards in the battle of Waterloo, at the close of that memorable day.”

 

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(Photo de l’auteur, 2010) 

L’inscription latine  figurant sur le tombeau du lieutenant-colonel Satbles. Déposée en 1962 au musée Wellington elle est, depuis la rénovation des lieux, exposée dans le porche d’entrée de l’ancien relais aux chevaux. Le nom du lieutenant-colonel Stables figure également sur une stèle se trouvant dans l’église de Waterloo.

 

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(Collection Daniel Dumoulin)   

La carte postale des Editions, René Berger à Braine l'Alleud, qui me fit entreprendre cette recherche.

 

Ci dessus, la tombe du « Major » Stables telle que l’on pouvait encore la voir au début du XXème  siècle. S’étant dégradée au cours des ans, elle fut totalement démontée peu avant la seconde guerre mondiale par les occupants de la maison et restaurée en 1992, grâce à l’initiative de ses nouveaux propriétaires, les époux Glatigny-Lejeune. Ce sont ces derniers qui firent entourer le monument restauré du contour de pavés anciens qui existent toujours, en remplacement des piliers en pierre bleue que l’on peut voir sur la photo et qui ornaient les angles du monument. Ces derniers avaient eux-mêmes remplacé, à la  fin du XIXème siècle, la grille en fer qui, à l’origine, protégeait cette sépulcture.   Nous possédons deux témoignages, l’un de 1891 et l’autre de 1893 qui décrivent le monument comme totalement abandonné, les pilastres renversés.  En 1894, devant cet état de délabrement, les autorités britanniques prirent la décision d'exhumer la dépouille du lieutenant-colonel Satbles et de la transférer  dans la crypte du monument anglais élevé au cimetière d’Evere et qui, inaugurée le 26.08.1890, contenait depuis cette date les corps de seize autres militaires anglais, victimes de la campagne de 1815.  A cette occasion, l’ambassade de Grande Bretagne à Bruxelles fera, une première fois,  restaurer son tombeau à Waterloo.  Aujourd’hui,  après  avoir manqué être perdu entre les deux guerres et  sauvé inextrémis en 1992,  ce dernier existe toujours, Mais le bâtiment dans le jardin duquel il se trouve et qui fut jusqu’en 1904  un estaminet  est  devenu de nos jours une habitation privée.   C'est grace à la gentillesse de son actuelle propriétaire que je peux vous présenter cette photo qu'elle m'a autorisé de prendre.

 

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(Photo de l'auteur, mars 2012.)